
Dans le ciel, plus de sacs poubelle que de nuages. C’est pour ça qu’on ne lève plus les yeux. Les tempêtes sentent la javel et le plutonium. Les montagnes sont faites de grille-pains, de peluches mouillées et de souvenirs en morceaux.
Ici, la pollution sauvage a fait société. On vit en famille nucléaire, autour d’un coeur instable prêt à entrer en fission. Un hiver sans neige nous guette. Un hiver blanc de cendres. En errance dans ce monde de l’immonde, qui s’étend à perte de vue.
À la recherche de la poésie. Celle qu’on respire à contre-coeur, mais qui reste longtemps dans le nez.


